Le Livre Noir du Rococo Café Espresso
Le Livre noir du rococo café espresso
Le 23 octobre à 15 heures, à la Biblioteca México, je présenterai *El Libro Negro del Rococó Café Espresso* ; il s’agit d’un recueil d’expériences et d’un récit de l’organisation de ce café qui demeure bien vivant au cœur de Córdoba, la capitale du café.
Aujourd’hui, l’établissement est devenu le « Rococó Banco Cultural del Café ». Au fil des ans, j’ai accumulé des anecdotes qui font désormais partie de l’histoire de ce petit café ; un lieu qui a traversé mille épreuves et a donné naissance au plus grand festival du café au monde. Oui, un petit comptoir de dix tables face au Parque España, dans le quartier de la Condesa, a fini par investir le Zócalo fin mai 2019. J’ai fait la vaisselle, lavé le trottoir et les vitres, encaissé les paiements ; j’ai appris le métier de barista, de dégustateur et de torréfacteur. Le Rococó est devenu l’un des onze cafés au monde méritant un véritable pèlerinage. Ce succès ne doit rien au hasard : il est le fruit d’une stratégie, d’une vision, du travail d’excellence d’Aquiles et de méthodes de standardisation que j’avais apprises à l’université.
Le Rococó n’est pas sorti de nulle part et ne s’est pas construit par simple chance ; certes, nous avons toujours été sous la protection de la Vierge du Carmel — notre « Généralissime », non seulement du comptoir, mais aussi de l’Académie des arts et des sciences du café depuis 2013. Lorsque je suis arrivé derrière le comptoir du Rococó, personne dans le milieu du café de Mexico ne m’avait jamais vu auparavant.
Après la mort d’Aquiles, certains acteurs du secteur ont cherché à évincer le Rococó, mais la force de cet établissement et la richesse des connaissances qui le sous-tendent — autant d’éléments que vous découvrirez dans le livre — ont prévalu. À mon arrivée, je possédais déjà vingt ans d’expérience dans des domaines variés : arts, culture, gestion culturelle, sémiologie, astronomie, expression orale, communication, image de marque, marketing et tissage du lien social.
Pourtant, certains ne voyaient en moi que quelqu’un qui « sait faire du café » sans pour autant être un barista. D’ailleurs, à la mort d’Aquiles, certains disaient que le café n’avait plus le même goût qu’avant… Ce qu’ils ignoraient, c’est que depuis 2012 — soit deux ans avant le 1er avril 2014 — González Pereyra n’était plus le barista qui préparait toutes les boissons ; il existait déjà un système, un manuel opérationnel, une standardisation de la qualité, toute une machinerie pour préserver le prestige et la vision de l’établissement.
Pour la présentation du livre *CLIENTES del Rococó*, je serai accompagné de Daniel Camacho (Reforma), Natasha Uren (Bosque de Chapultepec) et Claudia Leyva (INAH), sous la modération d’Enrique Dzul (Secrétariat à la Culture).
Du café et du pain artisanal, que je rapporterai de Veracruz, seront servis.
Aujourd’hui, je sors du placard : oui, j’étais barista et chargé des relations publiques du Rococó. Je le suis toujours.
Manuel García Estrada (Córdoba, 1972).Acteur culturel depuis l’âge de 14 ans et conférencier en astronomie pour l’Université autonome de l’État de Mexico depuis ses 19 ans ; champion d’art oratoire (Tec de Monterrey et Toastmasters International). Diplômé en sciences de la communication de l’ITESM, il possède des spécialisations en communication d’entreprise et politique, histoire de la vie quotidienne au Mexique, art de l’époque vice-royale, expertise en art, gestion et promotion culturelles, conseil en éducation et sémiologie. Enseignant universitaire pendant 12 ans. Éditeur de la revue d’arts et de sciences « El Águila ». Chroniqueur pour *Milenio EdoMex* et collaborateur de revues éducatives. Spécialiste de la radiodiffusion et du marketing de haute persuasion. Créateur des festivals de jazz de Córdoba et d’Orizaba ainsi que de l’actuel Coffee Jazz Fest. Initiateur de la Journée du barista, célébrée dans plus de 100 pays chaque 1er avril et soutenue par des lois spécifiques dans diverses régions. Cofondateur de Rococó Café Espresso et fondateur de l’Académie des arts et des sciences du café. Organisateur et producteur de rencontres nationales mexicaines et d’événements spécialisés autour du café, notamment le plus grand festival du café au monde : le Coffee Fest México, organisé sur le Zócalo de Mexico en 2019. Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de « El Hijo del Rayo ». Cofondateur de la Rococó Banco Cultural del Café. Créateur du mouvement national « El café puede salvar a México » (Le café peut sauver le Mexique). Créateur de l’exposition d’art internationale « Posmópolis » à Córdoba. Il stimule le développement du marché du café grâce à des initiatives qui structurent l’« Axe caféier du Mexique » (Eje Cafetalero de México), dont il est le dirigeant. Président de l’Association des créateurs pour le développement social (Asociación de Creadores para el Desarrollo Social), grâce à laquelle il a fait don de plus de 250 000 livres dans différents États et fondé 57 bibliothèques communautaires. Auteur d’essais, de romans et de poésie traitant de sujets variés — avec une spécialisation dans le domaine du café —, il a publié sept ouvrages depuis 1999.
Longue vie au Rococó Café !

